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 Venu du fond des ages...

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MessageSujet: Venu du fond des ages...    Mer 16 Jan - 13:24



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Introduction

• Pseudo: Gilgamesh
• Prénom: Gilgamesh
• Nom: Azarias
• Métier: liste des métiers
• Age: 25 ans
• Groupe: joueur

Et en vrai?

• Prénom/Pseudo: Rinsu
• Comment avez vous connu le forum?:google est un grand ami :3
• Suggestion d'amélioration:aucune, sympa comme forum
• Avatar: saber (mâle), fate prototype
• Personnage prédéfinis ?: [ ✗ ]
Caractère & physique

(15 lignes minimum). Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Proin aliquam dui sit amet tellus pretium vitae ornare tortor dictum. Proin sagittis molestie metus ut dapibus. Nulla elementum risus vitae mi mollis non tincidunt lorem dapibus. Donec sed lorem in turpis sagittis ultricies. Nulla suscipit viverra augue non porta. Etiam luctus vehicula diam, et sollicitudin nisl tincidunt a.




Histoire


Prologue
14 Février 2009 – Merhav Am – Israël

Guidée par deux hommes totalement dissimulés par leurs capes couleur nuit, je m’enfonçais de plus en plus dans les entrailles de la Terre. De ça et là, plusieurs reliques datant pour certaines de plus de 2000 ans gisaient dans de petites niches creusées dans la paroi rocheuse. Bien que n’étant pas claustrophobe de nature, je ne pouvais me détendre totalement vu l’endroit où je me trouvais était spécial. Non, je vous vois arriver de loin, ce lieu ne m’effrayait, au contraire, j’étais plutôt impatiente de voir ce décor dont on m’a tant parlé à l’institut.

L’institut…
Mon ancienne maison, se foyer qui m’a recueillit, moi, la petite fille orpheline de trois ans sale et famélique qui n’attendais rien d’autre que la mort alors qu’elle n’avait rien connu de la vie. Cet endroit où vaquaient à peine une demi-douzaine de religieux et moins du double de gamins comme moi. Je venais d’avoir douze ans, mais l’on m’a formé pour penser comme une femme adulte.

Il y a deux jours, mes guides sont venus me chercher à Jérusalem pour que je puisse faire fasse à mon destin. C’étaient deux hommes n’ayant pas plus de la trentaine, au visage assez commun mais dont la musculature impressionnante ne m’avait pas échappé.

Le boyau rocheux déboucha sur une grande salle éclairée par une multitude de bougies, les reflets de ces sources de lumières étaient captés par des vitraux dont l’âge était certainement très avancé et ajoutaient à la salle un rien d’irréalité. Un homme nous attendais, vêtu du même habit/cape que mes guides, il avait néanmoins relevé sa capuche et je pu distinguer son visage: des cheveux totalement blancs et des yeux rouge sang focalisèrent tout d’abord mon attention, puis je vis ensuite de nombreuses rides et une peau presque translucide où l’on devinait le réseau de veines bleus parcourir son corps. Reconnaissant cette personne d’après les dires de l’un des membres de l’institut, je tombais aussitôt à genoux, paumes tournées vers le ciel et visage baissé, en signe de soumission :

-Maitre.

Cet homme était mon maitre, celui des deux guides, celui des habitants de l’institut… il dirigeait l’ordre depuis plus de soixante ans, et toujours d’une main de fer. Venu du fond des âges, une voix grave et autoritaire sortit d’entre ses lèvres :

- Suis-moi.

Sans me rendre compte de mes actes, je me levai et lui emboitait le pas. Malgré son âge avancé, le maitre était rapide et nous dûmes presque courir pour rester à son niveau. Nous nous enfoncions encore dans un tunnel, mais celui-ci était totalement vide de niches à la différence du précédent, un faible écho semblable aux chocs de deux objets d’acier se répercutait sur les parois de pierre. Au bout d’une demi-heure de marche, nous débouchâmes enfin sur une petite pièce, celle-ci n’avait d’autre particularité que d’avoir une porte située en face de nous. Ici, mes deux guides s’enfoncèrent dans les ténèbres et je ne puis plus jamais les voir ensuite…

Le maitre ouvrit la porte, et je clignais des yeux : la large salle où étions était baignée par une lumière vive, comparable à celle du Soleil bien que nous soyons très loin sous terre. Un frottement de tissus imperceptible mis fin à mes vaines recherches pour trouver la source de cette lumière : un homme, habillé de la cape sombre propre à l’ordre était apparu dans la pièce ronde par un escalier que je n’avais pas vu au premier coup d’œil et qui semblait s’enfoncer plus loin dans les profondeurs. Tenant à la main un livre à la couverture de cuir usée, il salua le maitre d’un hochement de la tête puis passa son chemin et monta à l’étage supérieur par un autre escalier longeant le mur. D’ici, je pouvais voir que ces étages n’étaient que des couloirs dont l’espace était délimité, d’un côté, par un mur de pierre percé par de multitudes de portes et, de l’autre, par une barrière haute d’un mètre et donnant sur la pièce où je me trouvait.

Le maitre prit la direction de l’escalier descendant qu’avant emprunté l’homme, je le suivis docilement et sans un mot : avant que l’on ne me donne le droit de parler en ces lieux, laisser le moindre son s’échapper de mes lèvres signerait mon arrêt de mort. Au bout d’un moment, nous arrivâmes dans une pièce légèrement plus petite et moins lumineuse que la dernière, mais toujours circulaire. Là, un garçon se tenait seul au centre d’un cercle composé de quatre disciples. Tous étaient vêtus de justaucorps de cuir noir ne cachant pas les reliefs de leur forte musculature. Tous étaient armés de dagues, fléaux, lames en tout genre, tous sauf celui qui se tenait au centre. Lorsque mes yeux se posèrent sur lui, j’eu le souffle coupé : arborant une crinière blonde aux reflets d’or, un visage serein malgré ses bras laissés le long du corps et ne tenant définitivement aucune arme, le jeune homme semblait différent de tout ceux que j’avais vu avant. Lorsque l’un de ses assaillants bougea d’un pouce seulement son pied droit, il émit un grognement de satisfaction, ses paupières irrémédiablement closes. L’action se passa très rapidement : les quatre attaquèrent en même temps, le garçon s’empara du poignet d’un homme tenant une lame courbe et se servit de l’élan de celui-ci pour l’envoyer valser sur celui qui tenait le fléau. D’un geste vif, il se baissa pour éviter un coup de dague et en profita pour lui faire un balayage qui faucha ses pieds. Tombant par terre, il vit le garçon fondre sur lui et l’assommer d’un coup du tranchant de la main contre son cou. Le dernier récupéra la dague tombée à ses pieds et, armé de deux lames, effectua deux coups verticaux simultanés que le garçon évita d’une roulade sur le côté.

Je ne pu voir le reste du combat, le maitre m’entrainant déjà dans un second escalier. Qu’aurai je fais pour pouvoir contempler encore quelques secondes le combat de ce garçon…

Après avoir descendu un nombre d’étages que je pensais infini, le maitre ouvrit enfin une dernière porte, celle du sanctuaire dont les membres de l’ordre gardent jalousement la moindre information. Je ne peux vous raconter ce qu’il se passa dans cette pièce, je peux simplement vous dire que voir ce qui s’y trouvait bouleversa totalement mon destin. Je sortis du sanctuaire tremblotante, exténuée par l’épreuve, mais j’en sortais en tant que nouveau membre de l’ordre, fièrement maintenant je pouvais accomplir mon destin.
J’étais devenue une Hassan In Sabah.

Chapitre 0 : Rencontre
14 Février 2009 – Merhav Am – Israël

Mes pas glissaient sur les pierres polies par le temps constituants le sol de la chambre. Silencieuse comme une ombre, je m’étais introduite dans la chambre assez facilement et évoluait dans une obscurité quasi-totale. D’après ce que j’entendais, le propriétaire de la pièce était en train de prendre une douche dans la salle de bain, parfait, je n’avais qu’à attendre qu’il en sorte pour le surprendre.

La pièce était peu meublée, un lit simple, une table de chevet, un bureau, une chaise et une armoire, mais un détail attira mon attention : sur la table de chevet gisait un poignard intéressant. Celui-ci mesurait en tout et pour tout une vingtaine de centimètres, mais le fourreau était en or massif et filigrané et la poignée était ornée de lapis-lazuli. Cette arme, j’en avais entendu parler : on dit qu’une arme identique avait été découverte dans une tombe royale d’Ur récemment et daterait d’environs 2600 ans. Entièrement absorbée par cette arme de bien belle facture, mes doigts se rapprochèrent lentement du fourreau, mais jamais ils n’arrivèrent à leur objectif car je me fis plaquer contre le mur sans ménagement. Face contre pierre, les bras entravés au dessus de ma tête par une poigne de fer, j’étais totalement immobilisée. Un doux parfum de menthe provint de mon agresseur et une voix retentit à mes oreilles :

-Qui es tu ?

Cela n’avait été qu’une simple question, mais une autorité extraordinaire portait la voix de l’homme, précipitamment, je répondis :

-J’ai été nommé Hassan In Sabah cet après midi, on m’a confié le destin de devenir votre ombre!

Pendant quelques secondes, il y eut un silence inquiétant, puis, doucement, le plaquage se fit moins dur et, sans me lâcher les poignets, il me fit pivoter pour être face à face. J’eu la surprise de voir que c’était le jeune garçon qui combattait tout à l’heure quatre apprentis. Les cheveux plaqués à la tête par l’eau de la douche, je pu cette fois distinguer très clairement ces yeux : d’une rouge vermeil, il me regardait dans les yeux, semblant vouloir distinguer le vrai du faux simplement en lisant dans mon regard. Alors que j’étais irrésistiblement attiré par ses prunelles, il me répondit :

-Je ne crois pas au destin, et je te le redemande, qui est tu ?

Brisant le charme, je compris qu’il me demandait mon nom. Rougissant à la fois de confusion, de honte et de tristesse, je ne pu que lui répéter d’une petite voix en baissant piteusement les yeux:

-Je suis une Hassan…

Il devait avoir comprit le problème : les enfants recueillis par l’un des instituts n’avaient que rarement de noms puisqu’ils avaient été abandonnés à la naissance. Ce n’est pas à l’institut, où personne ne devait parler à part pour le stricte minimum et où l’on désignait les personnes du doigt à la place de l’appeler, que l’on pouvait se trouver un nom. J’étais donc une personne totalement anonyme, parfaite pour la vocation d’Hassan In Sabah.

Entendant déjà venir les moqueries du garçon, j’avais fermé les yeux pour mieux l’endurer, mais cela ne se passa pas comme je l’avais escompté. Doucement, de sa main valide, il me saisit par le menton et me releva la tête, à nouveau sous le charme des deux rubis rouge sangs, je l’entendis dire :

-Tu n’es pas mon ombre…

Ce fut comme un choc, refusait il mon existence ? Ce n’était pas possible, si je perdais ça, je n’aurai plus rien. Pitié non. Je…

-… si tu n’as pas de nom. En conséquence tu te nommes Enkidu, tu seras une partie de moi, je serais ta lumière, toi mon ombre. Est-ce clair ?

La vision à demi brouillée par les larmes de soulagement et de joie, j’hochais précipitamment la tête. Mon destin s’était dévoilé quelques heures plus tôt, mais ma vie venait juste de commencer.

Chapitre 1 : Enfance
13 Mars 2011 – camp d’entrainement aux armes modernes – Quelque part sur le massif de Troodos – Chypre

Prenant soin de ne pas glisser sur les pierres glissantes recouvrant le chemin, je me dirigeai à l’ombre de l’un des rares arbustes encore présents à cette altitude. Là, je trouvais le jeune homme qui avait radicalement changé ma vie. M’asseyant à ses côtés, je lui tendis l’une des tasses de café brulant que j’avais apporté avec moi qu’il prit lentement, comme si le froid nocturne du lieu où nous étions ne le préoccupait pas. Je n’avais pas la même résistance que lui, et c’est pourquoi je ne pu réprimer un frisson imperceptible mais qui ne lui échappa pas.

-Tu as froid, rentre.

J’allais protester instinctivement mais, prenant conscience de nos statuts respectifs, mes mots se bloquèrent dans ma gorge alors que j’avais déjà amorcé le vif mouvement pour me trouver face à face avec lui. Il me regarda, soupira, puis tendis son bras en me disant :

-Soit, rapproches toi, tu auras plus chaud.

Rouge, je me blottis contre lui alors qu’il refermait sur moi le pan de son manteau noir. Je ne m’étais toujours pas habitué à être devenue l’ombre de ce garçon blond, moi, la petite fille abandonnée, et pourtant, les faits étaient là. Il m’avait donné un nom ainsi qu’une raison de vivre, maintenant le moins que je puisse faire est de le servir fidèlement. Timidement, je posais une main sur son bras et d’un ton bas lui dit :

-Merci…

Puis quelques secondes plus tard :

-Merci de m’avoir acceptée comme ton ombre malgré ce que je suis.

Il termina sa tasse, la posa délicatement sur le sol à côté de lui et me répondit :

-Moi aussi, j’ai été abandonné à la naissance…

Je levais sur lui un regard incrédule, c’était bien la première fois qu’il me parlait de son passé, mais je ne fis aucun commentaire de peur de rompre cet instant. Il semblait perdu dans ses pensées, mélancolique… Fixant l’horizon du regard, il reprit la parole au bout d’une minute.

Il me raconta comment, bébé, il fut recueillit par le grand maitre des Hassan alors qu’il parcourait le désert dans l’une de ses quêtes religieuses. Voyant le frêle corps emmitouflé dans une couverture blanche à l’ombre d’un rocher et posé à même le sol, l’homme voulu tout d’abord le laisser à son sort, mais lorsqu’il aperçu les marques rouges recouvrant son corps, son sang s’était glacé dans ses veines et il avait faillit se suicider pour expier la pensée impure. Avec un regard emplit de respect, il avait rapporté le nourrisson dans les quartiers des Hassan afin de s’occuper de lui comme un fils.

Devant mon regard interrogateur, ma lumière arrêta son histoire. Bien sur, je m’étais déjà interrogée sur ces marques pourpres courant sur ses avant bras et son buste, mais ne m’en ayant jamais parlé, je m’étais bien gardée de le questionner. Ce soir, j’allais avoir des explications:

-Ce sont des marques de naissance ayant la forme d’anciens glyphes babyloniens. Traduis, cela devrait ressembler à quelque chose comme « voici venu au monde le descendant du roi des rois, accueilles le et protèges le avec crainte et respect, terre, car tu lui appartiens. »

Là-dessus, bouche bée, je ne pu rien dire. Je me doutai bien qu’il avait un passé mystérieux et surement incroyable, mais penser qu’il était le descendant d’un héros… A l’institut la connaissance des rois babyloniens étaient une part obligatoire de l’enseignement que l’on nous dispensait, voir qu’il était en possession d’une relique réservée aux rois sumériens m’avait mit là puce à l’oreille. Maintenant, cela paraissait évident qu’il avait un lien avec le roi des rois : s’appeler Gilgamesh, me donner pour nom Enkidu, son fidèle compagnon… Tout correspondait. Bien au chaud dans ses bras, je m’endormais peu à peu en pensant au destin tragique qui avait attendu les deux compagnons légendaires. Alors que je priais pour ne pas avoir à affronter le même destin vécu des siècles plutôt, je sentis sa main effleurer mes cheveux en disant doucement :

-Je ne crois pas au destin…

Chapitre 2 : Séparation
2 Septembre 2022 – Tokyo – Japon

Les membres ankylosés, j’ouvris la porte de sortie pour aller dénouer mes muscles dehors. Cela faisait maintenant trois mois que nous étions arrivés, Gil-nisama et moi, au japon, et notre retour à la maison me semblait être une lointaine utopie. Nous, les Hassan, étions connus par le passé pour être des tueurs de l’ombre crains depuis la nuit des temps mais maintenant les mentalités avaient changé et il est désormais assez dur de faire disparaitre des corps compromettants… Nous voici donc catapultés au rang de gardes du corps ce coup ci, cela ne me disait rien mais puisque c’étaient les ordres du grand maitre en personne…

Étant secrets par nature, je ne peux vous dire qui nous devions protéger, pour faciliter les choses nous l’appellerons M. L. Ce mister donc était une personne importante dans le domaine du subconscient humain et de la réalité virtuelle. Mélange plutôt bizarre de connaissances non ? Toujours est il que cet homme s’était fait des ennemis, d’autres chercheurs jalousant son génie, aussi l’un de ses associés avait fait appel à notre confrérie pour le protéger et, qui sait, réduire significativement le nombre de personnes qui lui voulaient du mal.

Je sais, mes propos peuvent te paraitre choquants, mais pour moi, tuer était un acte simple, voire naturel. A ceux que cela choque toujours, voici une petite comparaison : est ce que vous choquez quelqu’un lorsque vous dites que vous mangez avec une fourchette ?

Il faisait bon dehors, mais l’air était atrocement pollué, et puis tous ces immeubles qui gâchent la vue… Pensant à notre belle et douce chambre à Gil et à moi (non, je ne rougis pas…. Vraiment !), j’aperçu un mouvement suspect du coin de l’œil, un mouvement presque imperceptible au coin d’une ruelle. J’allais vérifier si ce n’était pas l’un de ses salaryman qui s’était écroulé ivre dans un coin tranquille, mais mon portable vibra à ce moment là. Seule une personne avait se numéro, Gil-nisama voulait que je remonte…


-Tu as remarqué quelque chose ?

Gil-nisama ne semblait pas anxieux, mais quelque chose n’allait pas. Je fermai la porte par laquelle j’étais entrée puis répondit :


-A part un mouvement suspect dans une ruelle proche, non. Qu’est ce qu’il se passe ?

Il attendit quelques secondes avant de répondre, privilégiant ce répit, je scrutais les personnes présentes : notre cible était assise à son bureau, arborant un air indéchiffrable et un de ses gardes du corps scrutait d’éventuels ennemis à travers l’une des fenêtres de la pièce.


-Ils ont envoyé des tueurs.

Son expression ne trahissait plus aucune expression, j’avais déjà remarqué qu’il se faisait quelques fois un masque impénétrable : quand il s’apprêtait à devenir une simple arme, dénuée de tout humanité. L’image même de l’Hassan…


Un homme de main ouvrit brusquement la porte : des individus venaient d’entrer dans le bâtiment.

-En’, reste ici et protège le client. Je vais les empêcher de monter.

-Mais… !

Son regard me cloua sur place, son ordre n’admettait aucune réplique. Avec trois hommes, il partit à la rencontre des intrus.


-Allons, je suis sûr qu’il n’y a rien à craindre pour lui, me dit alors M. L, détendez vous et venez prendre un verre avec moi, je déteste boire seul.

Je lançais un regard décontenancé à notre employeur, c’est vrai qu’il ne risquait rien avec cinq gardes du corps, moi incluse, mais être détendu comme ça…


* * * * *

Les hommes de M. L étaient placés en embuscade dans le couloir de gauche, je gardais celui de droite. Ainsi, les assaillants trouveront un joli comité d’accueil peu importe l’accès qu’ils auront choisit pourtant, j’avais le sentiment que quelque chose clochait…
Le bruit de pas dans les escaliers situés devant moi mit fin à mes pensées : ils avaient beau faire le moins de bruit possible, à mes oreilles ils étaient aussi bruyant qu’un troupeau d’éléphants. A vue de nez, une douzaine d’hommes montaient vers moi, ils n’avaient pas fait les choses à moitié.


* * * * *

Des coups de feu retentirent deux étages plus bas. Le combat fut bref et je compris que Gil-nisama était toujours aussi efficace que lors de notre première rencontre. Sans y faire attention, un petit sourire naquit sur mon visage à cette pensée, ce à quoi M. L répondit par un « Oh oh » que je fis mine de ne pas avoir remarqué. Une chose par contre m’interpella : les gardes du corps semblaient tendus plus que d’habitude…


* * * * *

Ces hommes étaient de vrais combattants, ils avaient tenus plus longtemps que prévus. Ils avaient commencé par me tirer dessus puis, voyant que cela ne marchait pas, m’avaient attaqué au corps à corps. Ils étaient bons, savaient travailler en équipe et compensaient la faible porté de leurs couteaux par une attaque coordonnée qui ne laissait aucun répit à leur cible.
Le combat avait duré environs cinq minutes, et sept tueurs avaient mordu la poussière, les autres avaient reculé pour pouvoir lancer leur prochain assaut. Les deux lames courbes étaient légères dans mes mains, et leur tranchant brillait avec le mélange de sang et de poison qui goutait de la pointe.

Des bruits de pas dans mon dos, les gardes s’étaient fait avoir ? Ils étaient vraiment inutiles…
Histoire de ne pas tourner le dos à mes ennemis, de me mis dos au mur, ce qui je vis me surpris : Les gardes de M. L s’étaient mêlés aux agresseurs et me faisaient face, arme au poing. Je devais mettre fin au combat rapidement pour aider Enkidu.


* * * * *

Le combat m’avait prit plus de temps que prévu, vingt minutes après le retournement de veste des gardes, j’atteignais la porte du bureau de notre employeur en catastrophe. La porte s’ouvrit sur un spectacle qui brisa en mille morceaux mon masque impénétrable : blanche comme la neige, mon ombre gisait sur un canapé, les yeux clos. A son expression sereine, on pouvait croire qu’elle dormait, mais l’agitation de mon employeur à son chevet et les traces de sangs respectivement au niveau de son cœur et de son ventre ne laissaient planer aucun doute. Sans faire attention au cadavre des gardes qui gisaient dans la pièce, je bondis sur elle en interpellant L.

-Qu’est ce qu’il s’est passé ?!

Finissant les premiers soins, celui-ci répondit :

-Les gardes étaient de mèche, votre amie a bondit pour me protéger des coups de feu et a réussit à les éliminer mais le mal était déjà fait. J’ai appelé la garde de ma société ainsi que notre équipe médicale, ils arriveront dans quelques minutes.

De rage, j’abattis mon poing sur le mur. L’homme qui avait planifié tout ça allait le regretter…

-Faites des recherches, trouvez celui qui les a envoyé, je l’éliminerai pour vous.

Sa réaction me surprit, alors que les gens normaux seraient intimidés par cette annonce explicite de meurtre, M. L se contenta de sourire en terminant :
-Bien, mais j’espère que vous me comptez ça dans le contrat.

Epilogue
18 Décembre 2022 – Tokyo – Japon

-Es tu sûr ? Ton voyage risque d’être vain.

-Je suis décidé, maitre, il me faut la retrouver.

-Soit, je t’accorde ma bénédiction. Fais honneur à ta confrérie.

-Oui.

Je raccrochais, décidé. Quand Enkidu était tombé dans le coma, j’ai cru que ma vie avait prit fin, mais lorsque M. L m’avait parlé de son projet, une lueur d’espoir était apparu. Il avait trouvé un moyen d’envoyer l’esprit d’une personne dans un « Monde numérique » sur lequel il travaillait. Sceptique, j’avais suivit l’évolution de son premier testeur, puis j’avais autorisé le transfert de la conscience d’Enkidu dans ce monde. Finalement, j’allais suivre mon ombre aujourd’hui…

Alors que je me préparais à ce nouveau voyage, je regardais une nouvelle fois le visage de mon ombre. Ayant exigé d’être placé dans la même chambre qu’elle, j’avais l’espoir que la proximité de nos corps physiques soit le signe que nous allions rapidement nous retrouver. Bien que cela soit son monde, Enkidu était la première personne non consciente qu’il envoyait à Arjuna Online, il ne pourra pas m’aider à la chercher. Cela ne posait pas de problèmes, je préférais faire les choses par moi-même, Enkidu est à moi, je la retrouverai.

* * * * *
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Mer 16 Jan - 13:28

Bienvenu parmi nous. ^^
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Mer 16 Jan - 13:29

Merci :)
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Jeu 17 Jan - 17:10

Bienvenu sur le forum ! ^^


#893e49
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Jeu 17 Jan - 22:05

Welcome ! o/
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Sam 19 Jan - 19:24

Bienvenue sur le forum gilga, j'espère que tu t'y plairas :) ! Est-ce que ta fiche est terminée ? ^^








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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Dim 20 Jan - 13:35

non, il me manque la description physique et peut etre mes premiers pas dans le jeu (obligatoire?)

et merci :D
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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Dim 20 Jan - 16:44

D'accord pas de soucis :) euh pour tes premiers pas pas obligé juste parler un peu du jeu, comment tu te sent en sachant que tu es piégé etc... :) ! Bon courage pour la suite alors ^^








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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    Mer 20 Fév - 20:16

Je trash.








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MessageSujet: Re: Venu du fond des ages...    

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Venu du fond des ages...

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